Élections fédérales : qui mène sur Facebook ?
September 11, 2008 by Serge Leathead · 2 Comments
Nous revoilà en pleine saison des sondages. Les spécialistes tenteront de tracer des tendances et de tout interpréter, en décortiquant l’âme des électeurs. Les prochains jours seront riches en prédictions, en prévisions et en analyses de toutes sortes. Amusons-nous à voir si les données statistiques de Facebook sont fiables et si le microcosme est à l’image du «monde réel».
Les Canadiens divisés
D’emblée, soulignons avec surprise que le NPD y est en avance ! Il rallie en effet à sa cause 33 % des Canadiens membres des pages officielles d’un parti politique. Manifestement, le sympathique moustachu est populaire sur Facebook ! Cet avantage est néanmoins bien mince, puisque le Parti Conservateur le talonne avec 30 % des appuis, suivi de près par les Libéraux qui obtiennent un encourageant 29%.
De leur côté, le Parti Vert et le Bloc Québécois font bien piètre figure puisqu’ils n’obtiennent respectivement que de maigres 2 % et 6 % d’appuis. Il est cependant fort à parier que les appuis au Bloc se concentrent au Québec, pour des raisons évidentes, et que par conséquent, son score serait plus élevé s’il nous était possible d’isoler les données Québécoises.
Des résultats représentatifs ?
Puisque les cinq partis les plus importants y ont une page «officielle» à laquelle tous les membres du réseau peuvent adhérer, on pourrait croire à première vue que ces résultats sont représentatifs. Pourtant de nombreuses variables viennent fausser les données. Évidemment, ce qui saute aux yeux, c’est que l’échantillon ne peut être représentatif du bassin des électeurs canadiens puisque sa création est «libre». De plus, il est fort à parier que certains appuis aient été «contaminés» par un effet viral partisan généré par des réseaux politiques.
Facebook : un média incontournable
Le site de réseautage social offre la possibilité de segmenter, cibler et adapter les messages, permettant aisément d’adapter les messages en fonction des intérêts de chacun des divers groupes d’électeurs.
De plus, on trouve sur Facebook 8 411 520 adultes canadiens actifs, dont 6 114 460 sont âgés de 18 à 34 ans. Les partis polittiques ont donc indéniablement intérêt à être présents sur ce réseau social afin de constituer leurs propres sous-réseaux et le plus rapidement possible (un peu comme pour les REER, mais ça c’est une autre histoire…).
La puissance du célèbre site réside essentiellement dans les outils de réseautage social et de diffusion virale des messages. Or, bien entendu, plus importante est la communauté, plus fort sera l’effet viral. Les partis politiques – tout comme les annonceurs d’ailleurs – se doivent donc de d’accroître leur réseau social Facebook et d’atteindre leur plein potentiel de membre le plus tôt possible afin de bénéficier de l’aspect viral, durant la campagne, et pas après…
Et la conclusion ?
Bien que les données de Facebook ne peuvent être représentative des intentions de vote de l’ensemble des électeurs, nous pouvons néanmoins affirmer deux choses avec certitude :
- ces données reflètent l’intérêt que portent les organisations politiques aux réseaux sociaux;
- les membres du célèbre réseau social sont tout aussi éparpillés que les Québécois et les Canadiens.
Nous pourrions de même ajouter, avec certaines réserves que cet échantillon réprésente à tout le moins les appuis d’un groupe constitué aux trois quarts par des canadiens agés entre 18 et 34 ans. Intéressant…
Pour alimenter votre réflexion : voici quelques chiffres pertinents, en vrac :
Gilles Duceppe
939 personnes appuient le Bloc sur Facebook.
Stephan Harper
Sur Facebook, 12 855 personnes le supportent. Il a une présence sur Youtube, Flickr, Twitter, FriendFeed et MySpace !
Stéphane Dion
12 435 personnes l’appuie sur Facebook. Il a seulement une chaîne sur Youtube…
Jack Layton
Le plus populaire sur Facebook avec 14 300 supporters. Le NPD exploite les plates-formes 2.0 suivantes : YouTube, Flickr, FriendFeed et Twitter.
Elizabeth May (Parti Vert)
2448 supportent sa page personnelle sur Facebook.
99 F, ça fait combien en dollars?
June 12, 2008 by jasmine · 4 Comments
Et autres questions tout aussi incongrues…
Je ne me lancerai pas dans une nouvelle critique de ce film, d’autres s’en sont déjà chargés. Au passage, je l’ai beaucoup aimé. Mais il est vrai que je travaille dans la publicité, la «com» si vous préférez, que je suis concepteur-rédacteur et qu’il y a encore cinq ans de cela, je portais les cheveux longs et une veste longue de créateur… La comparaison s’arrête là .
Au-delà de sa valeur artistique et de la critique de notre société de consommation, ce film a été pour moi l’occasion de vivre une expérience plutôt inédite… Et elle ne se déroulait pas forcément sur le grand écran mais bel et bien dans la salle. Dans le public. Directement dans le cÅ“ur de cible.
Visiblement, la plupart des personnes présentes ne comprenaient pas grand-chose à ce qui se passait sous leurs yeux, mis à part toutes les scènes comiques, érotiques(?), philosophiques, excentriques et trash diverses. Si vous ajoutez à cela qu’il s’agit d’un film français, avec des expressions françaises et des allusions à des publicités françaises, ça ne simplifiait pas la tâche… Enfin, on rit, on grimace, on réfléchit et on n’en ressort pas indifférent, c’est l’essentiel.
J’ai compris que malgré le bombardement médiatique que vivaient quotidiennement mes semblables, les publicitaires étaient les grands inconnus de notre temps. Demandez à un enfant ce qu’il veut devenir plus tard… Pompier, vétérinaire, pilote d’avion, etc. Mais qui aurait l’idée de vouloir faire de la pub? Mes propres parents n’ont toujours pas compris ce que je faisais depuis 10 ans. Certains de mes amis se demandent ce que je fais de mes journées. Mon dépanneur me regarde bizarrement quand je pars au travail. Et bien, c’est le moment de le savoir, pour les plus de 13 ans, évidemment.
Avec ce film, vous découvrirez la créativité sous toutes ses formes, les réunions interminables avec les clients, les clients eux-mêmes, les tournages sous les tropiques, les choix de couleurs, de typos, le stress, etc. Entrez dans l’univers magique de la publicité, où le soleil brille toute l’année, et riez, c’est (presque) gratuit.
Plus sérieusement, je ne suis pas certain que ce film présente le milieu de la pub sous son meilleur jour mais, mis à part « Le distrait » de et avec Pierre Richard, la comédie sentimentale « What women want » avec Mel Gibson et quelques rares autres films, il a le mérite d’exister et de traiter d’un métier méconnu mais ô combien passionnant et stimulant.
Et au fait, 99 F, ça fait environ 22 dollars, le prix de deux places de cinéma, sans le pop-corn ni le beurre!
Si vous voulez en savoir plus sur cet univers impitoyable, je vous recommande, entre autres, la lecture de :
- Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, elle me croit pianiste dans un bordel de Jacques Séguéla;
- 99 F de Frédéric Beigbeder;
et bien entendu, si vous ne l’avez pas encore vu, le film, 99 F, de Jan Kounen avec Jean Dujardin.
11 Tips to Ease Your Brand Into Facebook
May 20, 2008 by David Claude (twitter: @ukdave) · 5 Comments
In the minds of most modern-thinking executives, Facebook represents a milestone marking this new era of “conversation-based” marketing. Its well-engineered database of users looks scrumptious. Its socializing mechanisms look so simple by design, yet are so successful at gathering communities. To most brand managers, Facebook looks like a fresh pool on a hot summer day.
The problem is, they can’t swim. They’re willing to get in, but only if they can wear their inflatable girafe first. Because to them, Facebook looks like a humongously large public pool. You can’t really measure how wide it is. You can’t really measure how deep it is. Water might be warm, but who knows. But hey — look! There are lots of people in already. And, man, do they look like they’re having a ball. So our brand managers tell themselves: “Well, maybe if I grab the ladder, take a deep beath and try going in butt first…”
Freeze frame. This is the point where most businesses are at. “Trying Facebook”. Dipping a butt. Using the side ladder.
The truth is, to fully grasp the Facebook experience, you actually have to take a plunge in the pool. You have to let your brand become part of the network to see how it reacts, to organically integrate its culture, understand its intricacies, and finally have it work to your advantage. But of course, you have doubts. Or maybe just questions. Now I couldn’t be so prententious as to say I have all the answers you need, but allow me at least to give you a few pointers of mine, drawn from experience and observation, to put you in the right state of mind.
#1 - Hit Facebook. Now. You don’t wanna dry up while it’s so hot out there. At least you need to get a feel. Experiment. Facebook costs nothing to try. For example, some Starbucks fans built a simple group page titled ‘Addicted to Starbucks’. It’s basically just text in there. People are auto-contributing to the page just because they like it. Now serving 75,000 fans and counting. All qualified, genuine Starbucks ambassadors. What you need to know is, maybe the ‘Addicted to Starbucks’ page creators aren’t really ‘just’ Starbucks fans, but actual Starbucks company reps. If that’s the case, is that ethical corporate practice? Does it respect the Facebook guidelines on political correctness? Or is it okay because such a method of community building is fitted to the Facebook user experience? I leave this to your judgement.
#2 - Build a fanpage, not a group page. Simple tip you say, but some people still don’t know that you cannot add applications or get statistics for a group page.
#3 - Show off. Facebook is not a platform built for people to connect. It’s a platform built for people to show off, and be acknowledged by peers. People use Facebook to communicate their own moods, ideas and intents — and have their friends watch them. It’s all very voyeur-ish. If you want to stand out, think about creating an application or ‘call-to-action’ group that has people joining because they get ’show off value’ out of it. I remember a popular Facebook “Cause” group titled “Foundation for the Preservation of Swedish Underwear Models”. If a company like Axe had created that group, their brand would’ve benefited from its popularity. If you’re a young collegiate male, the irony of joining such a group is a cool thing to show off to your Facebook peers.
#4 - Your Facebook fanpage is like a t-shirt. It’s gotta be cool. It’s gotta have flag value. People won’t buy it if they don’t want to be seen into it. Every Facebook user knows that the Facebook Newsfeed can kill a reputation or love life faster than lightning. Unless you take privacy measures, it shows your network of friends everything you do. Try joining a “Believers of the Jedi Religion” group and watch your amigos speedwalk away from you at your next cocktail. Don’t forget - make sure that you put out something that helps people show off - not something that’s there to sell. The Facebook crowd loves brands, but hates peddlers.
#5 - Use Social Ads wisely. Social Ads are Facebook’s idea for the seamless integration of advertising into user conversation, thus spreading an announcer’s communication organically, or “virally”. You could advertise your brand, product or micro-website using Social Ads, but the better way is to use them as a conversation fuel: if you choose to build a Facebook application as part of your brand’s Facebook experience, use Social Ads to advertise it. It calls out to users in a non-commercial way, they get “show-off” value out of installing your (creative, well-though of) application, and they get to experience your brand.
#6 - Think long-term. If you want to use Facebook as part of a one-month campaign, and then leave the whole thing adrift, chances are you will be disappointed with the results. If you decide to build something valuable in Facebook, think it so it may autonomously outlive its intended life. Allow people to appreciate the idea, experience it, and take the time to spread it around by themselves. It can take weeks, it can take months. Just have a plan to regularly assess results and re-adjust your Facebook presence or applications if needed.
#7 - Nurture your Facebook. Consider this a segue to point #5: An idle page is a boring page, especially when you’re off for the long-term. Your Facebook persona (be it a brand, application or product) needs to breathe, talk, do things. Constantly recruit more people. Have people recruit more people, and give them reason or motivation to do it. Make your Facebook presence an active collaboration between you and your community.
#8 - Be a ‘friend’. Have you noticed? What people add the most in their Facebook profile, is other people. They can be friends, they can be strangers. Now chances are, people might indeed already know your company, your product or your brand. Or maybe they don’t. Either way, they might add your brand if it can talk to them in a human voice. If you want the exclusive privilege of gathering “fans” of your brand , you must approach them in an authentic way and you have to be generous with them. Give them incentive for “talking” with you. Stay away from heavy gimmicks and commerce in Facebook: stay on the human level. Be a friend.
#9 - “Odd” is culture. Show how cultivated you are. You might have observed on YouTube or other sites that the posts getting most views always feature low production value, and high creativity. Any weirdly funny, strangely clever or otherwise odd idea that you can relate to your brand’s universe, particularly if it’s a long shot (think Mentos and Coke), may get your brand an additional chance of being adopted by the Facebook crowd when word gets around. No one will talk about The Great (Your Brand) Contest, but everyone will talk about the Great (Your Brand) Frozen Turkeys on Skateboards Race.
#10 - Leverage your Facebook presence in traditional media. Funny, I haven’t yet seen a business actually advertising its Facebook presence, as part of a convergent campaign. Having a web-centric campaign is common practice now, but I have yet to see a Facebook-centric campaign, where every traditional media effort converges towards creating a Facebook community.
#11 - Target interests, not socio-demographics. In the field of influence marketing, we like to talk about ADN: an audience defined through similar codes or interests and not through age, gender or location. Facebook communities can be quite diverse: You may have tweens interested in social activism, as you may have seniors interested in video games. Granted, they might not be stereotypical representants of their kind, but they share a common ADN with the more ‘expected’ audience. This is true for any web-centric campaign: build on whatever brings people together, rather than what differenciates them.
Superbowl… Superpub !
February 4, 2008 by Serge Leathead · Leave a Comment
Hier, je n’ai pu m’empêcher de passer la soirée devant mon téléviseur. Il faut dire que l’amateur de sports et le publicitaire en moi ne pouvait demander mieux. C’est donc avec une caisse de bière et une quantité astronomique d’ailes de poulets que je me suis attablé, tout comme 97, 8 millions d’américains, devant le Superbowl XLII.
Un match enlevant certes, mais surtout un évènement fascinant. Il est tellement rare de voir des gens planifier leur pause « salle de bain » pendant le programme principal afin de ne pas manquer les fameuses publicités du Superbowl.
Eh oui! Durant le match de football le plus regardé de l’année, la publicité est reine. Pour une rare fois, elle est désirée, elle est adorée, elle est adulée. Elle est l’amie de tous. Un vrai fantasme pour tous les publicitaires de ce monde.
Il faut dire qu’à 2,7 millions de dollars pour 30 secondes on a de quoi s’attendre à des petits chef-d’oeuvres. Personnellement, c’est toujours avec une certaine fébrilité que je débute chaque pause publicitaire.
Cette année, je n’ai pas été déçu. Budweiser et particulièrement Bud light ont été fidèles à leurs habitudes avec des concepts humoristiques tirés par les cheveux. Pepsi et Fed Ex gagnent haut la main les prix des meilleurs effets spéciaux. Je n’ose même pas imaginer combien ses spots ont coûté à réaliser. Finalement, comme je suis un très grand fanatique d’absurde, je ne peux passer sous le silence le concept complètement sauté de Planters et la finale absolument loufoque de la publicité de Doritos.
| Bud Light | Pepsi |
| Fed Ex | Planters |
| Doritos |
Si vous voulez voir toute la cuvée 2008, vous pouvez visionner tous les publicités sur le site de Juste pour rire.
Et si vous en voulez encore plus, amusez-vous à visionner leur top 50 des pubs de tous les Superbowl.
Le ridicule ne tue pas… il vend !
January 28, 2008 by Serge Leathead · 3 Comments
Avouez-le. Vous êtes amateur d’infopubs, ces charmants petits spots d’un goût parfois douteux où s’enchaînent témoignages, démonstrations et offres qu’on-ne-peut-refuser. Par une nuit d’insomnie, vous vous êtes même déjà surpris à trouver extraordinaire la fameuse Couche-gaine, la préférée de Rosie. À moins que vous ne soyez déjà , tout comme moi, fou de votre Magic Bullet...
Notez dans ces petits bijoux le ton, et la répétition du message. Savourez l’étonnement du présentateur face à la merveille qu’il vous présente. Comprenez la promesse : vous rendre la vie plus facile. Remarquez le « call to action » dans sa forme la plus brute : « Téléphonez dans les 15 prochaines minutes et obtenez gratuitement…». Bref, du bon vieux marketing, édition 1965, siffleront certaines mauvaises langues. Pourtant, ça marche.
Mais est-ce le format et ou le style infopub qui marche ? Personnellement, je crois que c’est le format, qui, combiné à la répétition, fait son Å“uvre. Le témoignage et l’expérience viennent supporter et renforcer le message. Pour ce qui est du style ou de la pertinence de certains produits vendus, il va de soi que ça relève du mauvais goût de certains annonceurs. Je n’ose croire qu’on adopte le ton infantilisant de certaines infopubs de manière délibérée, et ce, afin de rejoindre une certaine clientèle cible plus perméable à ce type de promesse… En 2006, chez nos voisins du Sud, cette industrie a récolté près de 91 milliards de dollars, elle a représenté 25 % du temps d’antenne alloué à toutes les publicités télévisées et pas moins de deux tiers des américains ont regardé dans son intégralité au moins une infopublicité, à un moment ou un autre. Ça porte à réfléchir.
Voici mon petit top-7. Tentez de dresser le profil de la clientèle cible, qui semble d’ailleurs toujours la même dans chacun de ces merveilleux petits bijoux d’étrangeté. Bon visionnement !
En ordre:
# 1 l’indispensable Magnetic pen
# 2 le pratique My lil Reminder
# 3 l’habile Handy Peel
# 4 l’utile Listen up
# 5 le nécéssaire Tiddy Bear
# 6 le sécuritaire Pasta Pro
# 7 et le miraculeux Miracle Blade III (Perfection Series)








